Le bois est une matière noble qui permet tous les styles de mobilier, c’est pourquoi il a toujours sa place dans nos foyers. Cependant, un meuble en bois n’est pas forcément un meuble de qualité, et les déceptions peuvent être rudes lorsque l’on a payé cher une pièce en bois qui n’est pas à la hauteur de nos attentes ! Soyez vigilants : comme pour n’importe quel achat, il vous faudra vérifier la qualité du produit. Voici donc quelques conseils pour un achat de meuble en bois réussi !

Les différentes étapes de transformations du bois

Connaitre les bases de la transformation du bois permet de comprendre les étapes ayant un impact sur la qualité du bois et donc le coût total après transformation.. Pour faire simple, voici les 3 phases principales :

  • Le sciage : Les troncs d’arbres arrivés à l’usine, les manutentionnaires procèdent à l’écorçage et au sciage. Le tout est entièrement automatisé. Les types de sciages varient en fonction de certains critères comme l’essence du bois et l’épaisseur des tranches souhaitée.
  • Le séchage :Ensuite, ces tranches sont soumises à un pré-séchage et un séchage. Immédiatement après le sciage, le bois est transporté dans un espace dédié à cet usage. Le bois peut être séché à l’air, de façon traditionnelle ou artificiellement dans un échoir.
  • Les finitions : Enfin, le bois tranché et séché est soumis à une dernière transformation : la finition. Le bois peut alors être poncé, brossé, verni, huilé, ciré, teinté… En fonction de la demande du client. Cette étape consiste à retirer l’eau contenue dans les fibres du bois. Elle permettra d’éviter tout gonflement ou toute déformation de la matière. Cette phase est très importante car elle fera en sorte que le bois de « travaille » pas !

Achat de meubles en bois : ce qu’il vous faudra vérifier

Le type de bois Selon le meuble que vous souhaitez acquérir, tous les types de bois ne seront pas judicieux. Sachez que le chêne, le noyer, le bouleau, le teck (entre autres !) sont des bois qui, une fois séchés, sont très durs, donc parfaits pour des meubles très exposés aux coups et égratignures. Au contraire, le pin et le sapin sont des bois mous qui craignent beaucoup les chocs. Un bureau ou une table en pin seront donc plus vite abîmés ! Vous pourrez y enfoncer un ongle et y laisser une trace…

Le bois est réparti en différentes familles que l’on appelle « essences ». Essences bois clair, essence bois extérieur, essence bois rouge, toutes les essences sont déclinées en grumes, en plots ou en avivés quand il s’agit de bois massif ou bien tranchées pour le bois de placage.

Différencier les essences et savoir reconnaître un bois de qualité selon son aspect, son coeur et sa densité.

Ce sont les propriétés physiques et mécaniques qui permettent de faire une distinction entre plusieurs essences. Aspect visuel, odeur, sensation au toucher, dureté et densité, tous les sens sont sollicités !

L’aspect visuel : il existe une grande variété de couleurs de bois allant de l’essence de bois clair au brun en passant par des tonalités d’essence de boist rouges. Au sein d’une même famille, la coloration diffère selon certains critères ( situation géographique, place dans l’arbre, richesse du terrain ). Sans compter, l’âge du bois qui lui aussi a un impact direct sur la couleur.

Le veinage et le grain constituent deux autres éléments aidant à la différenciation. Le veinage correspond aux dessins formés à la surface du bois. L’orientation du veinage s’avère différente selon la découpe du bois. Enfin, le grain, autrement dit ses aspérités, est aussi une donnée déterminante.

  • L’odeur : elle suffit parfois à reconnaître l’essence. En effet, dans le cas du pin par exemple, la résine émane une senteur particulière, propre à ce bois. À l’inverse, les essences utilisées dans le secteur alimentaire ne dégagent aucune odeur.
  • Le toucher : moins évident que la vue, le toucher aide néanmoins à discerner les différentes essences. Au contact de la main, certaines surfaces s’avèrent « grasses », « poreuses », « pelucheuses » ou encore « savoureuses ».
  • La dureté et la densité : chaque bois dispose d’une dureté particulière répartie selon trois critères : tendre, mi-dur et dur. La densité, c’est-à-dire la masse volumique, est le dernier élément de différenciation. Elle varie énormément en fonction des essences de bois.
  • La structure du meuble en bois Ce n’est pas une très bonne idée d’acheter un meuble pas cher mais complètement bancal… Autant prendre une pièce de mobilier convenablement construite, donc solide qui vous suivra pendant des années et résistera avec brio aux affres du temps ! Pour cela vérifiez-en la construction, et bannissez par exemple tout assemblage fait avec de simples agrafes. Prenez le temps de contrôler la stabilité au sol, les glissement des tiroirs, les fermetures des portes qui ne doivent ni forcer ni être trop lâches.
  • La finition du meuble en bois Ponçage, teinture et finition sont les 3 dernières étapes d’un meuble bien terminé. Si le ponçage a été mal fait, la teinture sera forcément mal appliquée et le résultat final ne sera pas joli. Vérifiez-donc correctement les plateaux, les angles et les côtés latéraux de vos meubles : vous ne devriez déceler ni taches, ni grains de poussières ni bulles, ni coulures. Sachez également qu’un meuble de qualité est un meuble entièrement fini ! Aussi le dos et le dessous devraient être également poncés et teintés (ou cirés).

Achat de meubles en bois anciens ou d’occasion : ce qu’il vous faudra vérifier

Si vous avez eu un coup de cœur pour de vieux meubles découverts à la brocante , et que vous songez à restaurer et personnaliser ce mobilier, pensez là aussi à vérifier avant tout la construction de ces meubles, car le constat est le même que pour l’achat neuf : c’est la structure, solide ou non, qu’il vous faudra évaluer. Testez la stabilité du meuble en vous appuyant dessus, pour les chaises vérifiez la solidité des cadres. Contrôlez si le bois est sain dans les parties cachées, dessous, derrière, dans les éventuels tiroirs…

A partir du moment où la structure de votre meuble d’occasion est viable, tout est permis : les dommages de surface, comme les rayures et les coups dans le bois peuvent se réparer. Les couleurs, patines, teintures qui ne vous conviendraient pas peuvent être enlevées et retravaillées, si vous avez du temps devant vous !

Classement des bois selon leur densité

La densité du bois a un impact sur sa robustesse et donc sa qualité. Chaque essence a une densité plus ou moins dure.

Comment les essences de bois sont-elles classées ?

Vous l’avez compris, plusieurs paramètres entrent en jeu dans la transformation du bois dès son abattement. Un bon fabriquant doit donc prêter une attention toute particulière aux processus mis en œuvre.

Le choix du bois est un second facteur qui influencera grandement la qualité de votre meuble. La dureté et la densité du bois auront un impact sur sa résistance.

Deux mesures permettent d’évaluer la dureté d’un bois : la dureté Monnin (variant entre <1,5 à > 9) et la dureté Brinell (qui s’exprime N/mm² et varie entre 10 N/mm² et > 40 N/mm²).

En parallèle, la classe d’usage est un autre élément à prendre en considération. Elle est défini en fonction de la nature de l’activité et de son intensité.

Classement des types de bois

Je vous propose le classement suivant, il vous permettra d’avoir une idée de la densité des bois. Les essences sont classées de A à D, allant ainsi du plus léger et plus dur :

  • Classe A : peuplier, sapin, pin, aulne
  • Classe B : bouleau, teck, noyer
  • Classe C : chêne, frêne, orme, acacia
  • Classe D : wengé, acacia foncé, azobé